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N’ayez pas peur !



La promesse du Seigneur pour nous est généreuse: «En ce temps déjà, le centuple (…) et, dans le monde à venir, la vie éternelle» (Mc 10,30). Personne ne peut surpasser cette générosité. Mais il ajoute: «Avec des persécutions». Jésus ne cache rien, il dit clairement à ses apôtres que le suivre signifie aussi souffrir. Il dira à une autre occasion : « Celui qui veut me suivre qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mt 16, 24). Il en est de même pour nous, nous ne devons pas nous attendre à une vie sans difficultés. Mais Jésus lui-même a donné un sens à cette souffrance et il l’a vécue dans sa propre chair. Grâce à sa mort sur la croix, il a pu nous obtenir la dernière partie de la promesse : la vie éternelle. En effet le vrai bonheur et la vraie récompense que le Christ nous promet est la vie éternelle.
Jésus est réaliste et ne veut pas nous tromper. Être son disciple, si nous le sommes à part entière, implique difficultés et problèmes. Mais Jésus considère les persécutions et les difficultés comme une récompense, dans la mesure où elles nous aident à grandir, si nous savons les accepter comme une occasion de grandir en maturité et en responsabilité. Tout ce qui est occasion de sacrifice nous rend semblable à Jésus-Christ qui nous sauve à travers sa mort sur la Croix.
Nous sommes toujours à temps de faire rétrospectif sur notre vie et de nous rapprocher de Jésus-Christ. Ce temps nous permet —à travers la prière et les sacrements— d'examiner si parmi les disciples qu'Il cherche nous nous y trouvons, et nous verrons également quelle devrait être notre réponse à cet appel. Parmi certaines réponses radicales (comme celle des Apôtres) il en existe bien d'autres. Pour plusieurs, quitter «une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père…» signifiera laisser tout ce qui nous empêche de vivre avec intensité l'amitié avec Jésus-Christ et, conséquemment, agir comme ses témoins devant le monde. Je me souviens de mon expérience pour être missionnaires du Sacré-Cœur. Je suis né à Flores, en Indonésie. Pour être un missionnaire du Sacré-Cœur, je devais aller à Manado. En 2005, j’ai quitté Flores pour Manado. En 2013, je suis retourné à Flores  pour les premières vacances pendant 3 semaines. Ensuite, je suis retourné à Manado pour poursuivre d'autres études au grand séminaire. Après l'ordination des diacres, je suis allé en France sans retour à Flores. Avant d'être ordonné diacre le 20 Juin 2015, mon Superior m’a demandé à mes amis et à moi de se rassembler dans sa chambre. Il a annoncé les endroits où nous vivrions la tâche diaconale pour nous. Il m'a dit que je servirais à Issoudun-en France. «Suis-je capable?" Je me suis demandé dans mon cœur quand j'ai entendu. J'imagine alors ce qui pourra se passer en France.
Je n'avais pensé qu'un jour je serais à Issoudun, dans le lieu du fondateur de la congrégation de MSC, le père Jules Chevalier. Je pensais travailler dans l'une des stations de radio appartenant à la province MSC  indonésienne, car auparavant pendant l’année pastorale j'ai travaillé dans la radio « Banua Cordis » (RBC) à Darit, Pontianak, Borneo.  Essayez d'imaginer, à propos de la langue, je ne savais pas un seul mot de la langue française, etc.
Les paroles de Jean Paul II le jour de son intronisation m’inspire : « N’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ – et vous trouverez la vraie vie ». C’est pourquoi j’ai choisi comme devise de mon ordination « confiance ! C’est moi’ ; n’ayez pas peur ! « mat 14 :27)

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